Τρίτη, 4 Νοεμβρίου 2014

Rodin - Je suis belle, 1882 / Sculpture

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Συνδυασμός δύο ξεχωριστών γλυπτών (Καθισμένη Γυναίκα & Άνδρας Που Πέφτει), που συνθέτουν ένα σύνολο εκφραστικό, ενδιαφέρον, που αποπνέει ένταση.

Θαυμαστής του Baudelaire, δανείζεται τον πρώτο στίχο του ποιήματος Ομορφιά (Τα Άνθη του Κακού / Fleurs du mal) και τον αποδίδει στο γλυπτό.

Je suis belle, ô mortels! comme un rêve de pierre,
Et mon sein, où chacun s'est meurtri tour à tour,
Est fait pour inspirer au poète un amour
Eternel et muet ainsi que la matière.

Je trône dans l'azur comme un sphinx incompris;
J'unis un coeur de neige à la blancheur des cygnes;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris.


Les poètes, devant mes grandes attitudes,
Que j'ai l'air d'emprunter aux plus fiers monuments,
Consumeront leurs jours en d'austères études;

Car j'ai, pour fasciner ces dociles amants,
De purs miroirs qui font toutes choses plus belles:
Mes yeux, mes larges yeux aux clartés éternelles!

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